Le 14 MAI 2018 : RENCONTRE PLÉNIÈRE DU RÉSEAU JEUNE PUBLIC CENTRE-VAL DE LOIRE

Ce lundi 14 mai 2018, l’équipe de La Belle Orange a participé à la rencontre plénière du Réseau Jeune publique Centre-Val de Loire qui s’est déroulée dans la grande salle du Temps-Machine.

Au programme : bilan et perspectives du Réseau Jeune public Centre-Val de Loire, et échanges avec Scènes d’enfance-Assitej France et le Collectif JP des Hauts-de-France : création et jeune public, quels moyens et quelles innovations ?

Renseignements : Aurélie Joubert (reseau.jeunepublic@laliguecvl.org)

Trio RRR au Collège de Bourgueil – résidence mission danse

Le 27 mars dernier, le trio RRR est venu présenter une performance mêlant danse et musique improvisées au Collège Pierre de Ronsard de Bourgueil dans le cadre de la résidence-mission danse.

Danse de Cécilia Ribault (chorégraphe de la résidence-mission),  Alain Ribis au piano et Sylvain Roudier au saxophone.

Retour en image : https://danseaucollegedebourgueil.jimdo.com/performances/

Programme pour les derniers mois : projet Maeterlinck de Francis Plisson et les élèves de 4A, parcours du spectateur (intervention Emmanuelle Gorda du Centre Chorégraphique Nationale de Tours, spectacles au CCNT).

La résidence mission danse à Bourgueil

La deuxième semaine d’immersion du chorégraphe Francis Plisson (cie Marouchka) s’est terminée le vendredi 23 février. Le chorégraphe travaille avec les 4A du Collège Pierre de Ronsard autour de la pièce l’Intruse de Maurice Maeterlinck. Les prochains ateliers sont en avril et une présentation finale est prévue le 29 mai 2018 dans la cour du collège. Le déroulé des ateliers se trouve sur le blog. 

Le 16 février dernier, les chorégraphes Hélène Rocheteau et Cecilia Ribault, présentaient respectivement leur travail avec leur classe.

RESIDENCES MISSIONS DANSE AUX COLLEGES – BLOGS

Deux blogs vous permettent de suivre les résidences missions danse aux collèges de Romorantin et de Bourgueil.

BLOG Romorantin – collège Maurice Genevoix 

BLOG Bourgueil – collège Pierre de Ronsard

Vous y retrouverez la pratique des chorégraphes qui interviennent, les détails des ateliers avec les classes de 4ème, le calendrier des sorties et des semaines d’immersions. Ainsi qu’un espace d’expression d’élèves et des professeurs des collèges !

LA PAROLE DANS LES PIÈCES DE DANSE CONTEMPORAINE

Tauberbach d’Alain Platel ©Chris Van der Burght

La danse contemporaine ne parle pas « trop ». 

A partir des années soixante-dix les danseurs ont la parole au plateau. Pina Bausch est la première à faire parler ses interprètes. Le langage est au coeur de Tauberbach, création d’Alain Platel qui s’inspire du personnage d’Estamira (du documentaire de Marcos Prado). Dominique Dupuy met en danse actes sans paroles de Samuel Beckett, avec un soliste qui s’exprime sur le plateau. Sidi Larbi Cherkaoui introduit du texte dans ses créations.

« Pour moi, on ne pas séparer les paroles, la danse, les corps. Je me méfie toujours des frontières que l’on édifie entre les genres. » (William Forsythe). Plus généralement, les échanges, connexions, contaminations entre danse et théâtre sont fréquentes, et cela va en se développant (idem pour le cirque, les arts de la rue et la marionnette).

Par J.Bloch

La place des enfants dans la danse contemporaine

Spectacle Roméo et Juliette, 2013, Groupe Grenade. Chorégraphie Josette Baïz.

L’enfant a une propension naturelle à se mouvoir et à danser. Le jeune public est au coeur de la création et de la danse contemporaine. Le duo José Montalvo et Dominique Hervieu a fait des prodiges en théâtre jeune public et a initié un cycle chez tous les créateurs et CCN. Les enfants ont fait irruption sur les scènes (comme sur les scènes d’opéras depuis des lustres, les livrets imposant la présence d’enfants, de la Flûte enchantée à Carmen). L’ensemble « Grenade » (Compagnie créée en 1998, spectacles repris au Théâtre de la Ville en 2015-2016, suite au Groupe Grenade composé d’enfants et d’adolescents) en est l’exemple le plus éclatant. Josette Baïz, créatrice de la compagnie, est en effet une pionnière dans ce domaine : elle y consacre toutes ses énergies. Elle a été formée par Odile Dubosc qui se mit très tôt à donner des cours pour les plus petits. Boris Charmatz a créé une pièce pour enfants danseurs (Enfant, 2011). Jean-Claude Gallotta a signé Trois Générations en 2005, pièce dans laquelle il met en scène l’enfance, entre autres âges de la vie.

Par J. Bloch

LA DANSE CONTEMPORAINE N’EST PAS ENNUYEUSE

photo_danse_contemporaine

Il y a eu pléthore d’innovations en danse depuis les débuts de la vogue contemporaine, en gros depuis un bon demi-siècle. Quelques exemples pour démonter l’idée reçue de l’ »ennui » que susciterait une danse contemporaine par trop « austère » : introduction du hasard en danse (Merce Cunningham, Seize danses pour soliste et compagnie de trois, 1951), idée de danser sur de la terre fraîche (Pina Bausch, Le Sacre du Printemps, 1975), déformation des corps (Alwin Nikolais, Noumenon, 1953), dynamitage des codes du ballet (William Forsythe, Artifact, 1984), opérer une révolution des corps (Anna Halprin, Parades and Changes, 1965), mettre en danse l’opéra (Trisha Brown, Orfeo de Monteverdi, 1998 ; Les yeux et l’âme, d’après Pygmalion de Rameau, 2013), danser dans l’eau d’une piscine (Daniel Larrieu, Waterproof, 1986), chorégraphier l’ouverture des Jeux Olympiques (Philippe Découflé, Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, 1992), danser un duo avec une grue (BTP) au sein d’une cité (Dominique Boivin, Transports exceptionnels, 2005), danser avec des cygnes, des grues (grands échassiers de Mandchourie, cette fois!), et des loups sur scène (Luc Petton, Swan, 2015 ; Light Bird, 2016 ; nouvelle création avec deux loups sur scène, 2017), continuer à créer à quatre-vingt-dix ans (Merce Cunningham, Nearly Ninety, 2009)… pour ne prendre que quelques exemples de révolutions silencieuses de la danse depuis l’après-guerre. Si c’est vraiment ennuyeux, c’est en réalité que c’est raté. La qualité existe aussi en danse ! On a choisi ici quelques exemples prestigieux, mais non exhaustifs, qui ont conquis les publics internationaux les plus divers.

Par J. Bloch